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Hué \ Cité Impériale de Hue

Classée comme le patrimoine mondial par l’Unesco, Hue symbolise l’histoire, la poésie, la littérature, et une brillante vie culturelle. Malgré les terribles destructions de la guerre contre les Américains, la ville continue de fantasmer où se trouvent un rythme si passible, une rivière des Parfums aussi romantique, des tombeaux royaux impressionnants…


La région de Hue est d’abord occupée par les Chinois à partir du 3ème siècle avant JC jusqu’au 3ème siècle après JC. Ces derniers laissent enssuite leur place au peuple Cham. Au 13ème siècle, la ville et ses environs passent au royaume des Viet lorsque la princesse Huyen Tran (sœur du roi Viet- Tran Anh Tong) épouse le roi Cham. De 1802 à 1945, Hue est la capitale de la dynastie des Nguyen. Alors c’est plus de 400 ans, la ville voit se succéder les 13 empereurs de cette dynastie et est le centre de la culture, de la religion et de l’éducation du Viet Nam.
Aujourd’hui, Hue reste l’une des principales attractions touristiques du pays. Cette petite ville paisible est largement reconnue pour la remarquable architecture de sa citadelle, ses palais et tombeaux, ses temples et pour ses pagodes.

L' ancienne Citadelle

La cité impériale de Huê est construite sur le même plan que la Cité interdite de Pékin. La citadelle est ainsi enserrée d’une longue et épaisse muraille de 600 mètres de côtés. Dix portes, dont quatre principales, permettent son accès : celle de la Paix au Nord, celle de l’Humanité à l’Est, celle de la Vertu à l’Ouest et enfin celle du Midi au Sud.
C’est justement par cette dernière entrée que l’on pénètre dans la résidence impériale. Celle-ci s’ouvre sur une vaste cour au centre de laquelle se dresse le pont d’Or (Cau Trung Dau), qui enjambe « l’étang des Eaux d’or », bassin rempli de poissons rouges et de jacinthes d’eau.
Cette cour donne accès au palais de la Suprême Harmonie (Dien Thai Hoa), construit en 1805. Ses volumes de style classique contrastent avec ses exubérantes décorations. Ce premier palais donne sur la Cité pourpre interdite, qui aujourd’hui se résume à une vaste cour et des restes de pans de murs d’enceinte. Seuls les pavillons de l’Est et de l’Ouest ont été restaurés pas l’UNESCO. L’ensemble architectural est inscrit au patrimoine de l’Humanité depuis 1993.

Par ailleurs, à l’est et au sud de la citadelle se tient une ribambelle de pagodes, pour la plupart encore en activité. Ainsi, outre leur intérêt architectural, ces temples sont le lieu de cérémonies et rituels religieux auxquels il est possible d’assister, le meilleur moment de la journée pour les découvrir demeurant le matin.
A l’est, vous trouverez, Quang Dong, agrémentée d’un joli jardin, Chieu Ung, d’une élégance certaine, Chua Ong, richement meublée et Dieu De, composée de deux pavillons. Toutes construites au XIXème siècle, sur le modèle chinois, elles peuvent se visiter en 2 heures, gratuitement de surcroît.
Les pagodes situées au Sud de la citadelle s’avèrent plus anciennes. Bao Quoc et Tu Dam, datent toutes deux du XVIIème siècle. De même, on les attribue toutes deux à des bonzes (religieux) chinois, la première à Giac Phong et la seconde à Minh Hoang Tu Dung.

Le tombeau de Gia Long

Pour visiter le tombeau de Gia Long, on peut prendre un bateau pour remonter la rivière des Parfums sur quelques 18 km et débarquer à l’embarcadère du tombeau même. On peut aussi suivre la route sur 16 km, et de là, prendre un bateau à l’embarcadère de Kim Ngoc pour se rendre au tombeau.
Le tombeau de Gia Long est en réalité un ensemble de tombeaux contenant également les sépultures de plusieurs membres de la famille royale. Le complexe s’étend sur 42 collines, dont la plus haute est Dai Thien To. Commencée en 1814, la construction du tombeau fut achevée en 1820. De la rive de la rivière des Parfums une route ombragée mène au tombeau, bordée de pins et de lilas du Japon à la cime élancée, dont le vert feuillage crée une atmosphère fraîche et paisbile. Deux piliers majestueux annoncent l’entrée du tombeau.
Les tombeaux et les temples des rois défunts sont situés sur une colline plate, et de grande superficie. En avant, le Dai Thien Tho forme un écran natuel et, en arrière, 7 montagnes se dressent comme des défenses naturelles. À gauche, un groupe de collines forme le "Ta Thanh Long" (dragons bleus de gauche) et à droite les collines forme le "Huu Bach Ho" (tigres blancs de droite). L’ensemble du tombeau se divise en 3 parties:
- Au milieu, se trouve le mausolée du Roi et de la Reine Thua Thien Cao Hoang Hau. Après la cour d’honneur, il y a des rangées de statues majestueuses et 7 rangs de cours de cérémonie, mènent à l’enceinte du Buu Thanh, au sommet de la colline. C’est là que se trouvent la double sépulture, bâtie d’après le concept de "Can Khon Hiep Duc", symbole du bonheur et de la fidélité.
- À droite c’est la zone de culte avec en son centre le temple de Minh Thanh, voué au culte des mânes de l’Empereur et de la première Reine. Auparavant, s’y trouvaient également plusieurs objets de culte liés aux exploits guerriers de Gia Long.
- À gauche, c’est le Bi Dinh. Il ne reste qu’une grande stèle où est gravée le texte "Thanh Duc Than Cong" composé par Minh Mang en hommage au roi-père; les traits de gravure sont très fins et délicats.LGiaLong1.gif (14899 bytes)
On retrouve également dans cette nécropole les tombeaux de Quang Hung (2e femme du seigneur Hien Vuong Nguyên Phuc Tan), de Vinh Mau (femme du seigneur Nguyên Phuc Tran, de Toai Thanh (2e femme de Nguyên Phuc Luan, elle même mère de Gia Long) et celui de Thien Tho Huu, de la reine Thuan Thien Cao, mère de Minh Mang, à côté duquel se trouvele temple de Gia Thanh.
Le tombeau de Gia Long offre un tableau saisissant qui s’ouvre sur un paysage de montagnes et de pinèdes

Le mausolée de Khai Dinh

Le tombeau de Khai Dinh est construit entre 1920 et 1931 par paliers sur une colline. Un immense escalier permet d'accéder à une cour d'honneur où l'on trouve, comme d'habitude, des statues des mandarins et des élephants et un pavillon renfermant une stèle dont le texte est écrit par son fils Bao Dai, le dernier empereur. Vient ensuite un second escalier de 127 marches qui permet d'accéder à son tour au mausolée avec une façade très exubérante et un intérieur avec une décoration très surprenante des matériaux insolites commes des morceaux d’assiettes, de bols…

Le marché de Dong Ba

Ce marché existe depuis la période du roi "Gia Long", auparavant, il s'est situé à la porte Dong Ba ( la porte de l'Est). Le marché a au milieu une maison commune de 2 étages appelée " Dinh Quy gia". Le 11ème année des "Thanh Thai" ( 1899), le marché de Dong Ba est déplacé au terrain largement ouvert appelé "giai" à la rue de Truong Tien ( cette rue est du pont Gia Hoi au pont Thuong Tu). Le marché se situe tout près du carrefour de 3 chemins du rivière des Parfums et du canal de Dong Ba, Gia Hoi, et se compose de 4 rangées couvertes des toitures de tuiles. La première rangée a 8 travées, son derrière a 15 travée, à gauche , il y a 12 travées, la partie en face a 15 travées. Au milieu du marché se trouve une maison à 3 étages, en haut, un horloge de 4 côtés est suspendu. Près de cette maison se trouve un puits en pierre avec une motopompe tournée par la main de la façon "phong ten". Au fur et à mesure de la restauration, ces travées ne restent plus et deviennent l'espace de 4 angles, 4 espaces , de même architecture. Le marché a 3 entrée au façade, chaque entrée traverse aussi le stands des tissus. Les marchandises remplissent des étagères et des cases, les lignes qui pendillent autour, le commerce semble libre et agréable. 


Chapeaux coniques dans l'ancienne ville impériale de Hue

Le village de Phu Cam, également nommé quartier Phuoc Vinh, est situé dans la ville de Huê, province de Thua Thien-Huê, sur la rive sud de la rivière de An Cuu.
L’allure du chapeau dépend surtout de la bonne réalisation de la structure et de l’arrondi des passes. Après la monture, on pose les feuilles de latanier d’une couleur blanche verdâtre. Le choix des feuilles est très important; elles ne doivent être ni trop jeunes ni trop âgées.

Le chapeau conique huéen possède 16 passes. Ces passes en bris de bambou sont courbées, bien arrondies, et habilement liées aux deux bouts par un fil. La dernière étape exige un travail méticuleux consistant à coudre les feuilles de latanier sur les passes avec un fil polymère.

Le Non Bai Tho, le chapeau conique à poème fait partie intégrante de la culture huéenne. La confection des chapeaux est plus qu’un artisanat, c’est un art véritable qui produit des objets absolument admirables.

Le pagode Thien Mu

Celle-ci se situe sur la rive gauche de la rivière de Parfums, à environ 5km du centre-ville de Huê, sur la colline de Ha Khe, dans la commune de Huong Long, province de Thua Thien-Huê. Caractéristique: Datant du XVIIe, la pagode est l’une des plus anciennes et des plus belles constructions religieuses de Huê.

Le nom de la pagode provient d’une légende selon laquelle des paysans locaux virent apparaître une vieille femme portant une robe rouge et un pantalon vert sur la colline. Elle déclara qu’un seigneur construirait une pagode à cet emplacement propice à la configuration bouddhique, puis elle disparu. Le seigneur Nguyên Hoang passant par là et entendant raconter cette histoire décida de faire élever la pagode, à laquelle il donna le nom de pagode de "Thien Mu" (pagode de la Dame Céleste).La pagode fut construite en 1601. En 1665, le seigneur Nguyên Phuc Tan ordonna de la restaurer. En 1710, le seigneur Nguyên Phuc Chu fit fondre une énorme cloche de 3 285kg et de 2,5m de haut. En 1715, il fit sculpter une stèle de 2,58m, posée sur une tortue en marbre. Dans la dynastie des Nguyên, les rois Gia Long, Minh Mang, Thieu Tri et Thanh Thai ont successivement fait restauré la pagode. La tour Phuoc Duyên (nommée au début Tu Nhan) fut édifiée en 1844 sur l'ordre du roi Thieu Tri. De forme octogonale, elle compte 7 étages (21m) Le temple principal, Dai Hung, est un ouvrage splendide.

Outre les statues en cuivre brillantes, il abrite un gong en cuivre fondu en 1677 ainsi qu’un panneau transversal en bois laqué d'or, dédicacé par le seigneur Nguyên Phuc Chu lui-même, en 1714. De chaque côté, il y a une maison d'abstinence bouddhique où se reposent les bonzes, et une maison de réception pour les visiteurs.

Entre les temples et tout autour de la pagode fleurissent des jardins floraux et des plantes ornementales verdoyantes. Au fond, en arrière s’étend une paisible pinède.
La pagode fut endommagée en 1943 et, en 1945, le bonze supérieur Thich Don Hau organisa une grande restauration qui dura plus de 30 ans. Aujourd’hui, soigneusement entretenue, la pagode est un endroit accueillant pour tous les visiteurs.

 

10:42' 12/3/2009


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